26 décembre 2005

C'était la dernière séance [...]


Epilogue d’un film, d’une histoire, d’une vie... Fin !
Ça fait flipper non ? On vient d’avoir une réflexion philosophe sur le sens de la vie avec Ludo et Didier. Et ben, on peut dire que ça fait cogiter. La fin d’une vie, d’une histoire, d’un film... ça laisse toujours un sentiment d’inachevé. Un goût amer dans la bouche. Pourquoi ? Parce qu’on ne s’y prépare jamais !

- Il est déjà fini ce film ?
- Je n’ai pas vu le temps passer. Il est quelle heure ?

- Elle a mis un point à cette histoire.
- Que se serait-il passé si... ?

- Il est mort trop tôt.
- Qu’avait-il à apporter de plus ?

Alors qu’on attend d’une fin qu’elle soit un dénouement qui expliquera tout, les fins apportent souvent plus de questions que de réponses, plus de soucis que je paix. Mais peut-on étirer le temps à l’infini afin d’éviter les épilogues ? Un film recommence après une pause publicitaire. On peut en tourner une suite. Relancer une histoire. Relancer le cœur d’une personne inanimée... Mais ça n’est que des aléas. Des discontinuités dans la narration. Des faux départs vers une autre fin, inéluctable, qui elle sera définitive.

Un proverbe africain dit : Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.

Je ne suis pas certain que tout ait une fin. En effet :
- Les habitants de Fantasia diront que l’histoire n’a pas de fin
- Les Croyants diront que la vie n’a pas de fin
- Les astronomes diront que l’univers n’a pas de fin
- Les philosophes diront que la pensée humaine n’a pas de fin
- Les romantiques diront que l’amour n’a pas de fin

J’ai été tour à tour habitant de Fantasia, Croyant, Astronome, Philosophe, Romantique... aujourd’hui je suis Blogger. Je vous invite à envoyer un message d'adieux à ce blog et non une tentative de persuation de poursuite. Je vous remercie de l'avoir fait vivre.
Pour tout le reste je ne sais pas mais pour ce qui est des blogs, ils ont une fin. Ce blog a cette fin !

[...]... et le rideau sur l'écran est tombé.[...]

24 décembre 2005

Victoire !

Et voilà ! Une première bonne réponse pour l'énigme. Elle est de Jean-Michel (ça se prononce Obéarn Kénobi.)





Désolé pour le montage à 2 € mais je n'ai pas le temps de faire mieux.

Carpe Diem... le retour !


J’aime parler et échanger... Le fait d’avoir eu Jean-Mi au téléphone nous a permis de repenser à un film que nous avons beaucoup aimé tous les deux et dont j’ai oublié de parler dans mon sujet Carpe Diem. (Et merci Jean-Mi car si je suis parti voir ce film le lendemain de sa sortie, c’est un peu grâce à toi.) Dans ce film, le personnage que j’aime le plus est un vieux monsieur, un homme de verre qui se prénomme Raymond Dufayel. J’aime sa façon de parler des choses sans donner l’impression d’en parler réellement. J’aime particulièrement la scène de « La jeune fille au verre d’eau » du tableau de Renoir qui sert de prétexte à l’homme de verre pour évoquer les problèmes d’Amélie.


J’aime quand Amélie et Raymond s’échangent des vidéos. C’est un peu comme le zapping de canal. Ils montrent des images sans commentaire explicite. Tout est toujours implicite. Les stratagèmes d’Amélie sont aussi ceux de Raymond.

"- La chance c'est comme le tour de France, on l'attend longtemps et puis ça passe vite... Alors quand le moment vient il faut sauter la barrière sans hésiter!"

Voilà, c’est ce qui fait le lien avec mon sujet Carpe Diem !

M’enfin, c’est Jean-Mi qui m’a parlé de tout ça alors je vais le laisser continuer. Sur le sujet Amélie Poulain, il est intarissable !

Le jeu de la vie

Une face jaune pour l’argent. "Le jaune évoque le Soleil et toute sa symbolique : fécondité, richesse, domination rayonnement."
Une blanche pour la santé "C’est la couleur de la pureté."
Une face rouge pour l’amour "En Grèce, le ROUGE symbolisait l’amour régénérateur."
Une orange pour l’amitié "Le ORANGE éveille les sens, avive les émotions et provoque une sensation de bien-être et de bonne humeur."
Une face bleue pour la paix "Le BLEU apaise, calme profondément."
Une verte pour les projets "Le VERT est le symbole des œuvres accomplies et à accomplir"
Grâce à la signification des couleurs, on peut faire une allégorie entre le rubik's cube et la vie. Je ne sais pas si comme moi vous avez déjà essayé de résoudre un rubik’s cube à l’instinct mais on s’aperçoit, à chaque fois qu’on essaye de faire une face, qu'on en détruit une autre. A force de m’exercer et aussi grâce à Google, j’ai percé le secret du rubik’s cube. Le jeu au 43 252 003 274 489 856 000 combinaisons... en fait, c'était pas si difficile que ça ! Mais le secret du jeu de la vie reste toujours très obscure et google ne m'est d'aucune aide.
Désolé fillette, je ne peux pas t'aider !
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23 décembre 2005

Jeu de l'oie


Un petit clic sur l'image permet de la voir en grand !

Je veux pas dire mais ce jeu semble passionnant ! A trouver sous chaque sapin ! En plus, il est libre de droits ! Il suffit de l'imprimer et hop, on peut y jouer des heures et des heures. Le seul problème c'est de trouver le dé spécifique mais on peut en prendre un normal et y coller des étiquettes.

22 décembre 2005

Carpe Diem...

Aujourd’hui et le premier jour du reste de ta vie
Ne repousse pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même
La vie est trop courte pour la gaspiller
Il faut profiter de l'immortalité sans tarder - c'est la plus courte des saisons.
Il faut profiter du temps. Il ne passe pas deux fois.
Pendant la première partie de sa vie, on ne se rend compte du bonheur qu'après l'avoir perdu.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.

Toutes ces incitations à profiter du jour présent devraient figurer en lettres d’or sur toutes nos cheminées, dans nos blocs notes, sur tous nos post-it... On s’emmerde trop souvent avec des bêtises, on se prend trop la tête, on fait des plans sur la comète, on réfléchit aux conséquences de nos actions sans savoir si nous vivrons suffisamment vieux pour avoir à assumer les conséquences de nos actes. Je sais, c’est complètement irresponsable et immature de tenir ce genre de propos mais en y réfléchissant, mature et responsable, c’est pas très rock & roll. Tant que je n’ai pas de responsabilités, je suis Peter Pan et je n’ai pas l’intention de devenir grand avant longtemps ! Désolé Papa, pardonne moi Maman mais je pense encore vous causer des soucis ! Votre fils n'a pas encore envie de se ranger ! ;-)
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Soirée facteur...


Hier soir, je suis sorti avec des Amis sur Bordeaux et j’ai participé à ce dont j’avais déjà entendu parler : Une soirée facteurs. Il semblerait que ça soit le dernier divertissement à la mode car j’en entends parler de plus en plus souvent. Mon avis sur le principe ? Ben c’est plutôt sympa et ça peut surtout être super marrant.
Pour ceux qui ne connaissent pas, je vais expliquer. C’est très simple. Alors ça peut se passer dans un bar, un pub, un restaurant, une boite de nuit... un peu partout en fait ! (Hier, c’était un pub relativement sympa.) A l’entrée, on vous attribue un matricule et on vous colle une étiquette sur le torse avec votre matricule. En plus de l’étiquette, on vous attribue une boite aux lettres sur laquelle figure aussi votre matricule.
Pendant la soirée, si vous croisez une personne ou apercevez quelqu’un à qui vous souhaiteriez adresser un message, vous disposez de papiers et crayons et hop, dans la boite de votre correspondant. Il peut alors vous répondre en postant une réponse dans la votre ou tenter de vous retrouver grâce à l’étiquette que vous portez et sur laquelle on peut lire votre matricule.
C’est comme ça que je me suis retrouvé avec le matricule 80 et que j’ai reçu un : je te veux dans mon lit de la part du numéro 72 que je n’ai jamais trouvé ni croisé ou un salut monsieur 80, je suis celle qui porte le numéro 119 et qui aimerait faire connaissance. 119 s'appelle Valentine ! 119 est fort charmante mais 119 est particulièrement bête... enfin, 119 est très gentille quand même et lorsque je suis parti, elle m’a dit : c’est dommage, on ne pourra pas se revoir de si tôt parce que j’habite en région Parisienne. Je ne suis ici que pour les vacances. En effet, c’est dommage ! ;-)
Enfin voilà, tout ça pour dire que je trouve le principe plutôt sympa et heureusement qu'il y avait ça car, vu mon aversion pour les boîtes et les pubs enfumés, sans ça, la soirée aurait certainement était longue.

21 décembre 2005

Un sacré noeud....



Qui suis-je ? Je suis Moi ! Mais qui est ce Moi que je crois être ? Est-ce le Toi que vous voyez en moi ? Le Lui qu’ils pensent que je suis ? Le Moi que je pense être est-il le Moi que je suis ? Comment faire pour être le Moi que je voudrais être et être perçu comme tel ? Est-ce plus important pour moi ou pour l’idée que j’aimerais que vous ailliez de moi d’être le Moi que je voudrais être ? Est-ce important pour moi d’être un autre Moi si vous me percevez déjà comme le Moi que j’aimerais être ? En d’autres termes ai-je réussi à vous faire croire que je suis le Moi que j’aimerais être mais sans nécessairement l’être ? Et si tel était le cas, pour vous, je serais le Moi que je voudrais être mais qui serais-je pour moi ? Une imposture ? Peut-on vivre heureux dans l’imposture en sachant que le Moi dont on joue le rôle n’est pas le Moi qu’on est ? Comment simplifier le problème et faire en sorte que lorsqu’on parle de Moi, on parle tous de la même personne ? Le Toi que vous voudriez que je sois est-il :
- le Moi que je suis ?
- le Moi que j’aimerais être ?
- un Moi auquel je n'ai pas encore pensé ?
Quel est le Moi que me renvoit le reflet de mon miroire ?

Doit-on douter de tout ?

Quand on demande à quelqu’un de nous donner une vérité indubitable, il répond souvent : L’eau bout à 100°C. Qui viendrait contredire cette vérité absolue ? Ben en fait, tout le monde en aurait le droit ! Pourquoi ? Parce que l’eau ne bout à 100°C que si elle est pure et si elle est à la pression atmosphérique de 1 bar, c’est à dire la pression théorique qu’exercerait l’atmosphère terrestre en un point de la terre qui se situerait au niveau de la mère. Et simplement dans l’hypothèse d’une atmosphère terrestre homogène et invariante. Il suffit de regarder la météo sur n’importe quelle chaîne de télévision pour être témoin des variations de pression atmosphérique en tous point de la terre. De regarder n’importe quelle étiquette de bouteille d’eau minérale pour voir que même l’eau qu’on boit n’est pas de l’eau pure (H2O). De regarder l’océan agité pour constater qu’il n’est pas évident de trouver qui de la vague ou du creux, du flux ou du reflux est au niveau théorique de la mer.
Alors l’eau bout à 100°C dans des conditions tellement exceptionnelles qu’elle bout à 100°C à peu près nulle part (pour pas dire jamais).
Mais nul besoin d’aller chercher si loin. Ne serait-ce que dans une cocotte minute, l’eau qui s’évapore se transforme en vapeur, la vapeur prenant plus de place que l’eau tend à faire gonfler la cocotte. La cocotte subit une pression de la vapeur sur ses parois et comme toute action induit une réaction, les parois de la cocotte exercent une pression sur la vapeur pour tenter de la contenir. La vapeur exerce une pression sur l’eau contenue dans la cocotte et la pression à l’intérieur de la cocotte augmente donc de manière très significative. L’eau contenue dans la cocotte ne bout donc plus à 100°C mais à des températures de l’ordre de 110°C à 130°C. Alors si l’une des vérités qui semble la plus indubitable n’est vraie que dans des circonstances si rares qu’elle n’a jamais était vérifiée par la pratique, comment être sûr de quoique ce soit ?


PS : pour l'illustration, c'est la première image de cocotte que j'ai trouvé

PS 2 : "La Vérité, c'est l'interprétation que chacun se fait de chaque chose." [Vivien Bourrié]

PS 3 : Et une dernière citation de quelqu'un dont on se moque trop souvent mais que je considère comme un visionnaire et comme l'un des plus grands philosophe moderne : "En vérité, la vérité, il n'y a pas de vérité !" [Jean-Claude Van Damme]

Et avec ceci ? Ce s'ra tout ?


L’excès, l’abus, l’outrance… sont, je ne vous apprendrai rien, des termes bien relatifs. Relatif à quoi ? Relatif à ce qui est considéré et jugé comme dans la norme. Mais qu’est-ce que la norme ? Quelqu’un de très bien (mais j’avoue ne plus trop savoir qui) disait que la normale n’était que la moyenne des anomalies. En effet, quelqu’un de normalement grand est quelqu’un qui mesure combien ? Je n’en sait trop rien ! Quand peut-on dire que telle ou telle personne est trop petite, normale, trop grande ? On ne juge quelqu’un de normal que parce qu’il y a des grands et des petits. Le quelqu’un en question est trop petit pour être qualifié de grand et trop grand pour être qualifié de petit. Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Il est normalement rempli !
Les anormaux, ceux qui se situent aux deux extrêmes de notre échelle d’appréciation rendent un fier service à ceux qui ont besoin de se sentir appartenir à la majorité des gens normaux. En effet, certains sont rassurés de voir qu’ils ne sont pas différents. Les différences font peur et complexent alors que la normale rassure et apaise. Je n’ai pas de problème, je suis comme la majeure partie des gens, je suis normal, je suis commun, je suis banal, je suis… insignifiant ! Beurk ! C’est moche ! Moi, je pense qu’il faut cultiver nos différences et nos spécificités. Elles nous permettent de nous identifier et nous rendent remarquables. Si je vous parle de machin et que je dois vous en faire la description, je commencerai par ses signes particuliers, par tout ce qui le rend unique et non pas par : il est normalement grand, de corpulence normale. Ces cheveux sont normaux et ça voix est tout à fait normale. La frontière entre culte de la normalité, clonage et eugénisme est étroite. N’ayons aucun complexe, arrêtons de vouloir nous fondre dans la masse. Assumons nos différences et soyons fier d’être ce que nous sommes.

19 décembre 2005

Avis aux détenteurs de La Vérité


Extrait d’un livre riche en enseignements :

Il était une fois deux moines qui se promenaient dans le jardin d'un monastère taoïste. Soudain, l'un des deux aperçut par terre un escargot traversant leur chemin. Son compagnon était sur le point de l'écraser par inadvertance quand il le retint à temps. Se baissant, il ramassa l'animal. « Regarde, nous avons failli tuer cet escargot. Or cette bête représente une vie et, à travers elle, un destin qui doit se poursuivre. Cet escargot doit survivre et continuer ses cycles de réincarnation. » Et, délicatement, il déposa l'escargot dans l'herbe. « Inconscient ! s'exclama, furieux, l'autre moine. En sauvant ce stupide escargot, tu mets en péril les salades que notre jardinier cultive avec tant de soins. Pour sauver on ne sait quelle vie, tu anéantis l'œuvre d'un de nos frères. »
Tous deux se disputèrent alors sous l'œil curieux d'un autre moine qui passait par là. Comme ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord le premier moine proposa : « Allons référer de cette affaire au grand prêtre, lui seul sera assez sage pour décider qui de nous deux a raison. » Ils se rendirent donc chez le grand prêtre, toujours suivis par le troisième, intrigué par cette affaire. Le premier moine raconta comment il avait sauvé un escargot et donc préservé une vie sacrée, recelant des milliers d'autres existences futures ou passées. Le grand prêtre l'écouta, hocha la tête, puis énonça : « Tu as bien fait ce qu'il convenait de faire. Tu as eu raison. » Le second moine bondit. « Comment ? Sauver un escargot dévoreur de salade, dévastateur de légumes, serait une bonne chose ? Il fallait au contraire écraser l'escargot pour protéger ce potager grâce auquel nous avons chaque jour de bonnes choses à manger ! » Le grand prêtre écouta, hocha la tête et énonça : « C'est vrai. C'est ce qu'il aurait convenu de faire. Tu as raison. » Le troisième moine, qui était resté silencieux jusque là, s'avança : « Mais leurs points de vue sont diamétralement opposés ! Comment pourraient-ils avoir raison tous les deux ? » Le grand prêtre considéra longuement ce troisième intervenant. Il réfléchit, hocha la tête et énonça : « C'est vrai. Toi aussi, tu as raison. »


Bernard Werber


La morale de cette histoire ? Chacun y trouvera sa propre morale, je n'ai pas la vocation d'être un donneur de morale mais personnellement, j’aime la sagesse du grand prêtre.

18 décembre 2005

Réponse ouverte à Matt et Jean-Mi

Explications : Matt et Jean-Mi ont eu la même idée en lisant ma note sur la publicité. Ils ont pensé à la chanson de Jean-Jacques Goldman : Les choses. Alors je suis d'accord, c'est une chanson qui colle avec mes propos mais le personnage décrit par Monsieur Goldman n'est, selon moi, pas le plus représentatif des victimes de la publicité, des médias.... Quelques années avant Jean-Jacques, un groupe Marseillais avait tiré la sonnette d'alarme et nous avait lancé une mise en garde musicale.

Voici quelques extraits de paroles :


Petit frère n'a qu'un souhait devenir grand,
[...]

Devenir adulte, avec les infos comme mentor,
[...]

A 13 ans, il aime déjà l'argent avide
Mais ses poches sont arides, alors il fait le caïd.
Dans les boums, qui sont désormais des soirées, plus de sirop Teisseire.
Petit frère veut des bières.
Je ne crois pas que c'était volontaire, mais l'adulte c'est certain,
Indirectement a montré que faire le mal, c'est bien.
[...]

Petit frère a déserté les terrains de jeux.
Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues.
[...]

Petit frère rêve de bagnoles, de fringues, de tunes
De réputation de dur, pour tout ça il volerait la Lune.
Peu lui importe de quoi demain sera fait,
[...]

Dans sa tête le rayonnement du tube cathodique
A étouffé les vibrations des tam-tam de l'Afrique.
[...]

Ça s'imprime dans la rétine comme situation normale
[...]

Et je ne crois pas que petit frère soit pire qu'avant,
Juste surexposé à la pub, aux actes violents.
[...]

La cible numéro 1, le terrain des produits de consommation,
Et pour être sûr qu'il s'en procure
Petit frère s'assure, flingue à la ceinture.
[...]

On sait ce que tu es quand on voit ce que tu possèdes.
Petit frère le sait et garde ce fait en tête.
L'argent lui ouvrirait les portes sur un ciel azur aussi
Facilement que ses tournevis ouvrent celle des voitures.
Le grand standing, c'est tout ce dont il a envie.
Ça passe mieux quand tu portes Giorgio Armani.
Soucieux du regard des gens,
Malgré son jeune âge, petit frère fume pour paraître plus grand.
Il voudrait prendre l'autoroute de la fortune
Et ne se rend pas compte qu'il pourrait y laisser des plumes.
Il vient à peine de sortir de son œuf
Et déjà petit frère veut être plus gros que le bœuf.


Vous aurez bien entendu reconnu IAM et la chanson Petit Frère.
Voilà, on constate qu'en 1997, Akhenaton avait déjà un oeil très pertinent sur nos problèmes de société. Il est dommage que les artistes engagés (et particulièrement les chanteurs de rap) ne soient jamais sérieusement écoutés. S’ils plaisent aux gens c’est qu’ils expriment les maux de notre société. Certes, ils les expriment avec plus ou moins de talent, plus ou moins de pertinence, plus ou moins de poésie, plus ou moins de colère, plus ou moins de justesse... mais au moins, ils ont la franchise de leurs opinions. Les Artistes issus de la scène (par opposition à ceux inventés par la Star Ac) sont nécessairement représentatifs des Français et ce qu’ils expriment correspond donc aux soucis du peuple. Au lieu de faire appel à des organismes de sondages et d’organiser des référendums très coûteux, il suffit d’écouter les artistes engagés qui font unanimité auprès de nos concitoyens. Les politiciens n’utilisent que l’aspect médiatique et paillettes des Artistes. C’est un peu : « Sois belle, tais toi, laisse faire les grands Enarques et ne t’éloigne pas trop de moi afin que je bénéficie de ton image ! » Tout n’est qu’affaire d’aspect, d’apparence et de communication. Et voilà comment je fais le lien entre 2 de mes précédents messages. Pour finir, je dirais simplement qu’il est parfois bon de tirer des enseignements de l’Histoire. De tous temps et partout, on a constaté que les vrais avancements culturels et politiques sont dus à des soulèvements populaires déclanchés par des artistes ou des personnages populaires : Diderot, Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Beaumarchais... n’étaient-ils pas perçus comme des fauteurs de troubles par les gens bien-pensants de leur époque ?

Enfin là, je laisserai Fanny A. nous éclairer de ces lumières sur le sujet ! C'est elle la spécialiste de l'Histoire.